Un nouveau Jurassic est toujours un événement, vous serez d’accord avec moi. Pour les quarantenaires et cinquantenaires qui ont grandi avec le frisson de la première rencontre entre le T-Rex et la Jeep de Spielberg, chaque suite est attendue avec un mélange d’excitation fébrile et de crainte. Cette fois encore, les débats sont vifs. Certains crient au renouveau visuel sous la caméra de Gareth Edwards, d’autres bâillent dès la deuxième séquence. Une chose est sûre, Jurassic World Rebirth ne laisse pas indifférent. Et cela pose une vraie question : est-ce encore du cinéma d’émerveillement ou un produit calibré, sans âme, qui s’oublie sitôt vu ?
Pourquoi les fans attendaient plus qu’un simple reboot visuel
Trente-deux ans après Jurassic Park, les dinosaures ont changé de statut. De créatures mythiques, ils sont devenus des figures de fond, presque banales, dans la pop culture. Le nouveau film le souligne lui-même : plus personne ne s’arrête devant un brontosaure à New York. Et ce constat, glaçant, dit tout. Le spectateur de 2025 a vu mille monstres numériques. Il n’a plus peur. Il faut donc autre chose pour le captiver.
Ce que Jurassic Rebirth promet, c’est ce supplément d’âme. Une direction artistique léchée, une photographie signée John Mathieson (Gladiator, Logan) et la promesse de renouer avec l’émerveillement. Sur ce plan, oui, le film impressionne selon les critiques. Mais est-ce suffisant pour construire une émotion durable ?
Un scénario qui accélère, mais qui peine à impliquer
David Koepp, scénariste des premiers opus, reprend la plume ici. Mais il livre un récit à l’efficacité très hollywoodienne : une mission pharmaceutique dans des zones interdites, des motivations rapidement posées, un équipage varié, et bien sûr… des jeunes au mauvais endroit au mauvais moment. C’est rodé, trop peut-être. Scarlett Johansson s’amuse, Rupert Friend est glaçant, mais la mécanique narrative est si huilée qu’elle en devient prévisible.
Selon certains critiques, le film bien que spectaculaire, ne réussit pas toujours à maintenir la tension. Le spectateur sait qu’aucun des personnages principaux ne mourra. Et cette sécurité tue une grande partie du suspense.
Les personnages : entre compétence et manque d’âme
Le casting est solide. Mahershala Ali, même sous-utilisé, impose une prestance rare. Jonathan Bailey tente d’insuffler du feu à son paléontologue déchu. Scarlett Johansson semble retrouver le plaisir de jouer dans un film d’aventure. Mais a priori, toujours selon certaines critiques, aucun lien ne s’installe vraiment entre eux et nous. Leurs enjeux sont posés, jamais incarnés. Le bébé dinosaure qui suit la petite Isabella sauve quelques séquences du naufrage affectif, mais c’est trop peu.
En salle le 4 juillet 2025, c’est-à-dire demain, je ne peux évidemment pas vous livrer un avis personnel. Je vous retranscris ce que j’ai lu et glané ici ou là dans la presse et sur les réseaux sociaux. Donc allez-y, faites-vous votre propre opinion. Certains n’ont pas retrouvé leur frisson d’enfance, mais peut-être que vous…si.
Visuellement superbe, mais un sentiment d’attente non comblée
Les critiques sont quasiment unanimes, on ne peut retirer au film ses qualités plastiques. Gareth Edwards sait indéniablement filmer la nature et la jungle, les plages, les ciels tropicaux composent une toile de fond sublime. Le célèbre thème de John Williams, a même été retravaillé avec élégance par Alexandre Desplat. Mais l’ensemble semblerait trop sage. Là où The Creator (du même Edwards) osait des ruptures de ton, Jurassic Rebirth reste dans les clous.
Ce que les spectateurs retiennent :
Des séquences visuelles mémorables, une ambiance sonore travaillée et une photographie d’une grande qualité.
Ce que certains auraient aimé :
Des personnages plus incarnés, un scénario moins prévisible et plus d’audace dans la mise en scène.
La vraie question à se poser maintenant : est-ce que tous ces avis et critiques vous freinent… ou vous donnent justement envie de voir le film pour vous faire votre propre idée ?
Et vous, quel souvenir gardez-vous de vos premiers dinos ?
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, les deux premiers Jurassic Park m’avaient littéralement clouée à mon siège. Le frisson, le vrai, celui qui vous traverse quand la caméra s’élève sur le brachiosaure ou que le sol commence à trembler sous les pas du T-Rex. Ce genre de moment gravé à jamais.
Après je dois avouer que je suis restée sur ma faim. C’est pourquoi, je me demande comment peuvent-il encore réenchanter ce qui a déjà fasciné des générations entières ? À votre tour, ce film vous a-t-il transporté ou laissé sur votre faim ? Qu’attendez-vous d’une grande saga en 2025 ? Partagez vos impressions en commentaire.