À propos

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Histoire d’eau

Née en 1973 en Alsace, j’ai grandi au rythme de ces paysages. Aujourd’hui je vis et travaille entre la Bourgogne, l’Alsace et la Charente-Maritime — territoires d’ancrage et de passage, qui nourrissent ma création.

Mon travail naît de ces traversées, de ces frémissements du vivant que je tente de capturer.

Plasticienne, photographe et auteure, j’explore à ma manière le monde sensible et le temps. Devenus matière, je les assemble comme on relie les mondes. Mes gestes mêlés d’eau, de végétal, de fragments glanés, d’encres ou de mots, sont à la recherche d’un souffle, d’une trace, d’une mémoire à faire émerger.

Ma pratique est née du collage, de l’assemblage et des encres, mais très vite, elle s’est ouverte à d’autres langages. La photographie s’est imposée comme une respiration nouvelle, un prolongement nécessaire de mon dialogue avec l’éphémère. Dans ma série Éloge de l’impermanence, entre empreinte et vacillement, c’est toute la vibration de ces territoires que j’habite — et qui m’habitent — qui se dévoile. L’eau, complice mouvante, y devient seuil, passage entre le visible et l’invisible. Substance changeante, je cherche dans ma série Histoire d’eau à capter ce qui échappe jusqu’à suspendre tout mouvement.

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Histoire d’eau – Frozen

Chaque lieu laisse une empreinte et trace à l’intérieur de moi une cartographie intime. J’écris pour accompagner ce mouvement. L’écriture, pour moi, est un geste du dedans, elle accueille, elle transforme, elle relie.

Avant cela, j’ai travaillé dans le secteur musical indépendant en tant qu’attachée de presse, puis dans le champ de l’art contemporain au sein de galeries comme celle de Léon Zanella et la galerie des Remparts à Vaison-la-Romaine. J’y ai accompagné une vingtaine d’artistes internationaux.

J’ai également travaillé au musée de Bibracte, en Bourgogne, avant de devenir rédactrice spécialisée pour le web.

Parallèlement, j’anime des ateliers de création sensoriels et intuitifs, où l’art devient support de résonance intime. Notamment auprès des publics seniors, j’ouvre des espaces de réminiscence où le collage, la photographie, les mots ou les éléments naturels deviennent vecteurs d’émotion.

Ces ateliers sont des temps suspendus, des bulles poétiques où chacun peut, à sa façon, renouer avec une mémoire sensible, une parole oubliée, un geste créateur.

 

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Éloge de l’impermanence