Le silence fait rage et m’écrase.

Pesant et assourdissant de sa voix close
Il laisse échapper des effluves qui m’embrasent.
Comment fuir ces tumultes intérieurs
Qui me brisent en sourdine l’âme et le cœur ?
Écouter malgré soi ce qui ne peut se fait entendre
Accueillir sans réduire au néant
Ces murmures flagrants et incandescents.
D’or et pourtant
Il n’est point de richesse ou de privilège
Plus signifiant que d’écouter afin d’entendre
Ce flot au préalable muré qui se désagrège.
Délivrer enfin ce que j’ai enfermé par peur de comprendre
Qu’à ton absence ne survivra qu’un long silence.