Je l’entends se répandre, tremblant et sauvage

A la lisière de mes nuits.
Écho à fleur d’eau,
Il est le miroir de mon âme
Un souffle gracile qui,
Dans les profondeurs subtiles
S’abandonne prudemment au silence retentissant.
Je l’entends se propager, haletant et crépusculaire
A mes frontières abandonnées.
Écho à fleur de terre,
Il est l’essence de ma chair
La voûte éthérée qui,
Dans mes préludes frémissants
Éclot doucereusement.
Oraison vespérale à l’agitation sourde
Condamnée à se répéter,
Inlassablement.